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Press release


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Support for independent journalism is the best antidote

Fake News


The European Commission has today presented its proposals on how to counter “Fake News”.

The Greens/EFA group has also published today a report on Alternative models of financing investigative journalism (1).

Josep Maria Terricabras, Vice President of the Greens/EFA group and shadow rapporteur for media pluralism and media freedom in the European Union (2), comments:

“The best antidote to fake news is good news. Well-funded independent journalism with high professional standards is key to addressing disinformation and propaganda.

“While much of the responsibility lies with national governments, the EU cannot afford to be idle. A thriving democracy relies on investigative journalism and that’s why we called on the European Parliament to create a prize to profile the best quality investigative journalism. With the next EU budget coming soon, we have also proposed the creation of permanent fund to support investigative journalism and greater support for the Media Pluralism Monitor.”

Julia Reda, Greens/EFA shadow rapporteur the copyright directive, comments:

"It is important that the European Commission has recognised the need to take action to tackle fake news. But this must not be used as an excuse to push through their own agenda. The Commission is again making the tenuous connection between fake news and their so-called link tax (3). Whatever the merits of this idea, it has nothing to do with stopping the distribution of fake news. In fact, it may make things worse.

"Putting a price tag on spreading articles from legitimate press publications risks decreasing the circulation of professional news, and misses the point: that independent, investigative journalism needs to be given space to thrive. As the report we commissioned on financing investigative journalism shows, we should be encouraging transnational networks of journalists to continue to act as society's watchdogs, and scrapping regulations that constrain journalists and undermine freedom of expression."

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1. The Greens/EFA report

The report, which was written by researchers at the University of Hamburg, assesses the different funding models available to investigative journalists and outlines possible policy solutions. A summary is available on the Greens/EFA website and the full report is accessible here.

2. The report on media pluralism and media freedom in the European Union will be voted on in plenary on Thursday, 3 May 2018.

3. The Link Tax

The Commission's proposal on combating fake news includes a call for neighbouring rights for press publishers, aka a “link tax”. This is part of the copyright reform plans currently being debated in the European Parliament and Council. In an open letter released on Wednesday, 169 academics (including of journalism studies) stated that the plan will "play into the hands of producers of fake news" because it will "restrict further the circulation of quality news", and thus "not guarantee the availability of reliable information so much as the dominance of fake news". See their letter here. The proposal was not included in the recommendations of the Commission's own high level expert group on Fake News.

The “presumption rule”, an alternative proposal supported by the Greens/EFA group, would help publishers enforce their rights without sabotaging the circulation of legitimate news.

Europäische Kommission muss investigativen Journalismus fördern

Fake news


Die Europäische Kommission will die Verbreitung von fake news stärker bekämpfen und hat heute ihren Vorschlag vorgestellt. Die Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament fordert die Europäische Kommission in einer heute veröffentlichten Studie auf, als Gegenmittel zur Verbreitung von fake news unabhängigen investigativen Journalismus zu fördern.

Helga Trüpel, stellvertretende Vorsitzende des Kulturausschusses im Europäischen Parlament, kommentiert:

„Das beste Gegenmittel gegen fake news, Desinformation und Propaganda ist gut finanzierter und unabhängiger Journalismus mit hohen professionellen Standards.

Demokratie braucht investigativen unabhängigen Journalismus und Meinungsfreiheit. Es ist gut, dass die Europäische Kommission unseren Vorschlag aufgreift, im nächsten EU-Haushalt einen ständigen Fonds zur Unterstützung von investigativem unabhängigem  Journalismus einzurichten und Medienfreiheit und Medienpluralismus zu fördern.

Wir fordern das Europäische Parlament auf, in Erinnerung an die ermordete maltesische Journalistin Daphne Caruana Galizia und zur Förderung des investigativen unabhängigen Journalismus einen jährlichen Preis zu vergeben.“

Julia Reda, Schattenberichterstatterin der Grünen/EFA für die Urheberrechtsrichtlinie, ergänzt:

„Es ist gut, dass die Europäische Kommission gegen fake news vorgeht. Die Bekämpfung von fake news darf nicht als Vorwand für die Einführung eines Leistungsschutzrechts für Presseverleger auf EU-Ebene herhalten. Das Leistungsschutzrecht hilft nicht, die Verbreitung von fake news zu stoppen.

Unabhängiger investigativer Journalismus braucht unsere Unterstützung. Die Europäische Kommission sollte transnationale Netzwerke fördern und Journalisten ermutigen, ihre Rolle als vierte Gewalt wahrzunehmen. Wir dürfen nicht dulden, dass Regierungen die Pressefreiheit untergraben und die Europäische Union auf der Rangliste der Pressefreiheit weiter abrutscht.“

Leistungsschutzrecht

Der Vorschlag der Europäischen Kommission zur Bekämpfung von fake news enthält auch die Forderung nach einem Leistungsschutzrecht für Presseverlage. Das Leistungsschutzrecht wird derzeit im Rahmen der Reform des Urheberrechts zwischen Europäischem Parlament und Rat verhandelt.

Studie und Hintergrund

Studie im Auftrag der Grünen/EFA-Fraktion zur Förderung von investigativem Journalismus

In einem offenen Brief kritisieren 169 Wissenschaftler, dass der Vorschlag der Europäischen Kommission die Verbreitung von fake news fördern könnte

Reporter ohne Grenzen: Rangliste der Pressefreiheit 2018

 

Soutenir le journalisme indépendant est le meilleur antidote

Désinformation / Fake news


La Commission européenne a présenté aujourd'hui ses propositions sur la manière de contrer la désinformation récemment désignée sous le nom de  fake news. Elle fait notamment le choix d'un remède qui risque de s'avérer plus dangereux encore que le mal à soigner. Or, les écologistes européens défendent que l'antidote le plus efficace est la garantie d'un journalisme indépendant et pluriel. Ils ont donc choisi de publier en parallèle une étude sur les modèles alternatifs de financement du journalisme d'investigation (1).
 
 
Eva JOLY, membre de la Commission des Libertés civiles du Parlement européen déclare :
« Que la Commission européenne reconnaisse l’urgence de s’attaquer à la désinformation est une bonne chose. Qu’elle en profite pour mettre en œuvre son propre agenda politique est plus critiquable. Une fois de plus, la Commission tente d’imposer l’idée d’un lien entre "fake news" et la taxe sur les liens Internet (2). Ce lien est factice et pourrait se révéler totalement contre-productif.
Taxer la diffusion d'articles issus de publications vérifiées risque de drastiquement limiter l’échange d’informations sures et de qualité. Or le journalisme d'investigation indépendant a besoin d'espaces de diffusion pour prospérer. Comme le démontre l’étude que nous avons commandée, le meilleur antidote à une fausse information est une information exacte et vérifiée.
Nous jugeons donc prioritaire que l'UE travaille à défendre la liberté de la presse et à la protection des journalistes. Les écologistes réclament dès lors la création d'un Prix du Parlement européen récompensant les meilleurs journalistes d'investigation mais également d'un fonds permanent pour soutenir le journalisme d'investigation  dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel. Nous demandons également un soutien majeur à l’instrument de surveillance du pluralisme des médias du Centre pour le pluralisme et la liberté des médias de l’Institut universitaire européen.
Nous devons encourager les réseaux transnationaux de journalistes à continuer d'agir en tant que vigies de nos démocraties sans tomber dans le piège de réglementations qui limitent les journalistes dans leur travail, l’accès à l’information et sapent nos libertés. »

 
(1) L’étude des Verts/ALE: https://www.greens-efa.eu/files/doc/docs/1e44b0198876e62820b16af5cd6f3216.pdf
Article: https://www.greens-efa.eu/en/article/news/how-to-deal-with-fake-news/
Cette étude, rédigée par des chercheurs de l'Université de Hambourg, évalue les différents modèles de financement à la disposition des journalistes d'investigation et propose des solutions politiques possibles. Un résumé est disponible sur le site internet Verts / ALE et l’étude complète est accessible ici.
 
(2) La taxe sur les liens Internet 
La proposition de la Commission sur la lutte contre les fausses nouvelles inclut l'instauration de droits voisins pour les éditeurs de presse, la fameuse «link tax ». Cette dernière est actuellement débattue par le Parlement européen et au Conseil dans le cadre de la réforme du droit d'auteur. Dans une lettre ouverte publiée mercredi dernier, 169 universitaires (issus notamment d’études de journalisme) ont déclaré que le plan de la Commission "jouera en faveur des auteurs de fausses nouvelles" parce qu'il "restreindra davantage la circulation de nouvelles de qualité", et donc "ne garantira pas la disponibilité d'informations fiables face à l’hégémonie des fausses nouvelles ". Lien vers leur lettre : https://www.ivir.nl/academics-against-press-publishers-right/. Cette proposition de taxe n’était pas inclue dans les recommandations du groupe d'experts de haut niveau sur les fausses informations qui a conseillé la Commission européenne. La "règle de présomption", une proposition alternative soutenue par le groupe des Verts / ALE, aiderait les éditeurs à faire valoir leurs droits sans saboter la diffusion de nouvelles irréfragables.

El apoyo al periodismo independiente es el mejor antídoto

Noticias falsas


La Comisión Europea ha presentado hoy sus propuestas sobre cómo contrarrestar "Noticias falsas".
El grupo de Los Verdes / ALE también ha publicado hoy un informe sobre Modelos alternativos de financiación del periodismo de investigación (1).
 
Josep-Maria Terricabras, vicepresidente del grupo de Los Verdes / ALE y ponente alternativo para la libertad y el pluralismo de los medios en la UE (2), ha señalado:
 
"El mejor antídoto contra las noticias falsas son informaciones bien hechas y contrastadas. El periodismo independiente bien financiado y con altos estándares profesionales es clave para abordar la desinformación y la propaganda. El concepto de 'noticias falsas' no se debe utilizar para desacreditar ni criminalizar las voces críticas acusándola de ser 'noticias falsas'.
Si bien gran parte de la responsabilidad recae en los gobiernos nacionales, la UE no puede permitirse estar inactiva. Una democracia próspera se basa en el periodismo de investigación y por eso pedimos al Parlamento Europeo que cree un premio para distinguir el periodismo de investigación de mejor calidad. A cargo de los presupuestos de la UE, también hemos propuesto la creación de un fondo permanente para apoyar el periodismo de investigación y un mayor apoyo para el Monitor de pluralismo de medios."

 
Julia Reda, ponente alternativa de Los Verdes / ALE para la revisión de la directiva de derechos de autor, ha indicado:
 
"Es importante que la Comisión Europea haya reconocido la necesidad de tomar medidas para abordar noticias falsas. Pero esto no debe utilizarse como una excusa para impulsar su propia agenda. La Comisión vuelve a establecer la tenue conexión entre noticias falsas y lo que han denominado como ‘link tax’ o impuesto enlace (3). Cualesquiera que sean los méritos de esta idea, no tienen nada que ver con detener la distribución de noticias falsas. De hecho, pueden empeorar las cosas.
Poner precio a la difusión de artículos de publicaciones de prensa legítimas corre el riesgo de disminuir la circulación de noticias profesionales, y pasa por alto: que el periodismo de investigación independiente necesita espacio para prosperar. Como muestra el informe que hemos realizado sobre la financiación del periodismo de investigación, se debería apoyar a las redes transnacionales de periodistas para que continúen actuando como guardianes, así como eliminar las regulaciones que les limitan y socavan la libertad de expresión ".

1. El informe de Los Verdes / ALE
El informe, que fue escrito por investigadores de la Universidad de Hamburgo, evalúa los diferentes modelos de financiación disponibles para los periodistas de investigación y describe posibles soluciones políticas. El resumen del artículo está disponible en la web de Los Verdes / ALE y el informe completo está disponible aquí.
2. El informe sobre el pluralismo de los medios y la libertad de los medios de comunicación en la Unión Europea se someterá a votación en el Pleno del jueves 3 de mayo de 2018.
3. El impuesto de enlace
La propuesta de la Comisión para luchar contra las noticias falsas incluye un apartado para los derechos relacionados con los editores de prensa, también conocido como "impuesto de enlace", que forma parte de los planes de reforma de derechos de autor que se están debatiendo actualmente en el Parlamento Europeo y el Consejo.
En una carta abierta publicada este miércoles, 169 académicos (incluyendo estudiosos del periodismo) declararon que este plan "jugará a favor de los productores de noticias falsas" porque "restringirá aún más la circulación de noticias de calidad", y, por lo tanto, "no garantizará la disponibilidad de información bien hecha, como sí lo hará para las noticias falsas". Lea su carta aquí. La propuesta no se incluyó en las recomendaciones del propio grupo de expertos de alto nivel de la Comisión sobre Fake News.
La "regla de presunción", una propuesta alternativa respaldada por el grupo de Los Verdes / ALE, ayudaría a los editores a hacer valer sus derechos sin sabotear la circulación de información veraz.

Proposta della Commissione, una toppa peggiore del buco

#FAKENEWS


La Commissione europea ha oggi presentato le proprie proposte sul come contrastare la disinformazione, le famigerate “fake news”. In particolare, ha scelto un rimedio che rischia di diventare addirittura più pericoloso del ‘male’ da ‘curare’. La tipica toppa che è peggio del buco. Adesso, gli ecologisti europei difendono la propria posizione, secondo la quale l’antidoto più efficace consisterebbe invece nella garanzia di un giornalismo indipendente e pluralista. Hanno quindi scelto di pubblicare in parallelo uno studio sui modelli alternativi di finanziamento del giornalismo d’investigazione (QUI LO STUDIO).

Che la Commissione europea riconosca l’urgenza di contrastare la disinformazione è cosa buona. Che essa ne approfitti per implementare la propria agenda politica è invece molto, molto criticabile. Per l’ennesima volta, la Commissione tenta di imporre l’idea di un legame tra le “fake news” e la tassa sui link Internet (vedi sotto). Questo legame è fittizio, e potrebbe rivelarsi addirittura completamente controproducente.

Tassare la diffusione di articoli provenienti da pubblicazioni verificate rischia di limitare drasticamente lo scambio di informazioni accertate e di qualità. Ora, il giornalismo investigativo indipendente ha bisogno di spazi di diffusione per poter prosperare. Come dimostrato dallo studio che abbiamo commissionato, l’antidoto migliore alla falsa informazione è un’informazione esatta e verificata.

Giudichiamo dunque prioritario che l’UE lavori per difendere la libertà di stampa e la protezione dei giornalisti. Noi dei Greens riteniamo auspicabile la creazione non solo di un Premio da parte del Parlamento europeo che ricompensi i migliori giornalisti investigativi, ma anche la creazione di un fondo permanente a sostegno del giornalismo d’investigazione in seno al prossimo quadro finanziario pluriennale. Chiediamo anche che vi sia sostegno maggiore allo strumento di monitoraggio del pluralismo dei media del Centro per il pluralismo e la libertà dei mezzi di comunicazione dell’Istituto universitario europeo.

Dobbiamo incoraggiare le reti transnazionali di giornalisti a continuare ad agire come vedette delle nostre democrazie, senza cadere nella trappola delle regolamentazioni che limiterebbero i giornalisti nel loro lavoro, che limiterebbero l’accesso all’informazione, e che metterebbero a repentaglio le nostre libertà.

1. Lo studio dei Verdi/ALE

Questo studio, redatto dai ricercatori dell’Università di Amburgo, valuta i differenti modelli di finanziamento a disposizione dei giornalisti investigativi, e propone delle possibili soluzioni politiche. Ne è disponibile un riassunto sul sito Verdi/ALE, e lo studio completo è disponibile qui.

2. La tassa sui link Internet

La proposizione della Commissione europea sulla lotta contro le notizie false include l’instaurazione di diritti connessi per gli editori della stampa, ovvero la famosa “link tax”. Quest’ultima è attualmente dibattuta dal Parlamento europeo e al Consiglio nella riforma dei diritti d’autore. In una lettera aperta pubblicata mercoledì scorso, 169 universitari (provenienti soprattutto da studi giornalistici) hanno dichiarato che il piano della Commissione “giocherà a favore dei fautori delle notizie false”, perché “restringerà maggiormente la circolazione delle notizie di qualità”, e quindi “non garantirà la disponibilità d’informazioni attendibili fronte all’egemonia delle notizie false”. (QUI LA LETTERA). Questa proposta di tassazione non era inclusa nelle raccomandazione del gruppo di esperti di alto livello sulle fake news, il quale ha consigliato la Commissione europea. La “norma di presunzione”, una proposta alternativa sostenuta dal gruppo Verdi/ALE, aiuterebbe gli editori a far valere i propri diritti senza sabotare la diffusione di notizie imprescindibili.